Brèves Cinéma chez Hatier, pas cher chez Maxi-Livres, que j'ai laborieusement entamé, ouvrage qui semble se présenter sous le jour du regard psychanalytique. Je n'y vois pas le moindre intérêt.
Exemple : « Madame Doinel est, dans tout le récit, le principe générateur des énergies textuelles : [...], les actions d'Antoine sont toujours déterminées par ses pulsions œdipiennes envers elle. »
Je ferme et je range... Mais tout de même, p. 10, la scène de « la piqûre aux lèvres » que rapporte Jean Gruault en préface. C'est dans La jeune fille au carton à chapeau : ils s'aiment ; lui, timide, n'ose faire le premier pas. Elle attend et désespère. Elle coud, se pique par mégarde. Il se dépêche de lui sucer le doigt. Mais reprend son attitude première. À bout de patience, elle se pique volontairement la lèvre...

p. 23 : curieux parallèle entre le cinéma et la musique :
« La caractéristique primordiale du cinéma est de se dérouler, comme la musique,
dans la durée, sans possibilité de retour en arrière. »
Curieux, et très discutable...
(Une image s'arrête, se fixe. Pas un son.)

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