Hier soir, j’ai entamé La lumière du détroit. Gage me plaît, mais j’avais envie de passer à une lecture coulée, donc en français, et à une histoire. J’avais prévu ce livre pour le train pour Paris il y a deux jours. Puisque je n’y étais pas allé, je l’avais reposé sur mon bureau. Je l’ai tout naturellement repris hier. C’est Corinne Atlan qui traduit. La première chose qui me frappe, c’est que c’est en bon français (ce style-là ne serait donc pas celui de Murakami et se confirmeraient les dires de Corinne Atlan, c’est-à-dire que Murakami écrit effectivement mal et elle, en tant que traductrice, ne se soucie pas de le rendre meilleur en français), la seconde, c’est le style, justement, académique, classique, presque apprêté, alors que l’auteur a cinquante ans, est « connu comme chanteur de rock » et « est considéré comme un chef de file d’une nouvelle génération d’écrivains ». Je n’aurais pas été étonné que ce texte ait été écrit dans les années trente. Mais l’écrit est correct et l’histoire suffisamment intéressante pour que je m’y sois remis aujourd’hui.

 

25 octobre 2011