Bailleul et tous ses souvenirs, dois-je les rappeler ? J’en rapporte un petit dictionnaire français-allemand et un très intéressant Tokyo qu’au départ j’avais délaissé à la cause de l’odeur de grenier humide qu’il dégageait. Multiples photos, jeux typographiques. L’auteur est un certain Guy Thomas qui signe textes et photos. La particularité est qu’il raconte l’histoire de plusieurs Edokos dont graphismes et images servent à l’illustration : un directeur des relations extérieures dans une grande société (il dit, à l’anglaise, « compagnie »), une jeune fille qui se fait refaire les yeux à l’occidentale, un ouvrier, un étudiant. Je ne sais dans quelle mesure ces personnages sont fictifs ou non puisqu’il y a des portraits, et le récit serait donc de l’ordre du documentaire. Mais ça n’a pas d’importance. J’ai lu ce matin la partie consacrée au directeur Suzuki San qui doit recevoir un homme d’affaires états-unien. Récit de cette journée. Le style est sans prétention, presque journalistique. Un correcteur s’imposait, malgré tout. L’ouvrage date de 1970. Le Japon était-il à cette époque résolument différent du reste du monde ? Si je regarde les photos qu’il montre du métro de Tokyo, je ne vois rien de plus que l’intérieur d’une rame de métro identique à toutes celles que l’on rencontre dans le monde entier. De même pour les façades des immeubles modernes de nuit. À suivre.