Je « connais » le personnage Tzara, mais pas ce qu'il écrit. Ce long poème, cette poétique (?), a été écrit entre 25 et 30. Je ne m'attendais pas à ce type d'écriture de la part du premier dada. Ça lorgne sans vergogne du côté du surréalisme, le tout se présentant en une sorte de long chant (au dos vil) qui, à mon sens, a un rien d'académisme. Il y a çà et là de belles choses, mais je ne suis pas convaincu, même si Hubert Juin, le préfacier, est enthousiasmé et parle de chef d'œuvre... Je ne l'ai pas tout à fait terminé, mais je ne crois pas que ça soit cette poésie dont j'attends qu'elle me bouleverse, ou pour le moins m'enchante, ou plus simplement me plaise.

17 mai 1991