J’ai déposé une dizaine de livres à la poste, de nous deux ; les affaires marchent plutôt bien en ce moment. Je suis repassé à la maison pour demander à Éléonore si elle m’accompagnait chez Emmaüs. Non, elle avait une traduction urgente à terminer. J’y ai déposé mes Immonde de la Musique et les Inrockuptibles, quelques bricoles qu’elle avait grappillées à la cave. J’en ai évidement profité pour acheter quelques livres, une cinquantaine. « Vous parlez anglais ? » m’a demandé le préposé aux livres. Il m’avait déjà vu plusieurs fois avec Éléonore et je me suis étonné qu’il me pose la question puisqu’il l’avait déjà fait. Une des dames de la caisse était à côté de lui. « Vous êtes anglais ? » J’ai répété ce que je venais de dire au type. « Non, français, mais nous parlons toujours anglais entre nous. » « Et vous allez lire tout ça ? » « Non, pas tout, avec ma femme. » (Il y avait quatre exemplaires de L’ami retrouvé.) « Bonne lecture, alors ! »

 

25 février 2016