« Mais qu’est-ce qu’ils peuvent bien foutre, toutes les nuits, à rester éveillés ?

– T’occupe pas de ça. Viens te coucher et dors... »

Mais Alain ne bouge pas : il est trois heures du matin et, malgré sa fatigue, il reste là, à la fenêtre de leur chambre, à fixer une fenêtre du second étage de la maison d’en face qui, toutes les nuits, reste constamment éclairée.

« Tout de même. Tu ne vas pas me dire que c’est normal !

– Je ne dis rien. Je voudrais simplement dormir.

– À se demander ce qu’ils font. Et comment ils font ! Bon Dieu : ça veille toute la nuit et le matin ça part au boulot comme si de rien n’était ! Tu veux me dire comment ils font ?

– Dormir, Alain ! Dormir ! »