L’exposition au Salon d’Art est magnifique, j’aurais voulu tout acheter : Thierry Mortiaux, gravures, scènes « grotesques » (sic Marchetti, et Baronian qui préface le livre), entre Ensor, Grosz et Dix, il y en a une vingtaine, je ne pouvais en détacher les yeux, ai décidé d’en acheter et je l’aurais fait si je n’avais pas pensé à Éléonore. Il fallait qu’elle les voie et je désirais qu’elle en choisisse au moins une. J’ai pris quelques photos que je lui ai montrées hier et, comme de fait, ça lui plaît beaucoup et elle est d’accord pour en acheter, nous y retournerons. Certaines d’entre elles illustrent un livre édité pour l’occasion, au sujet de Jean Ray, écrit par Henri Vernes (l’auteur de Bob Morane) : Jean Ray 14 rue d’Or. Je l’ai acheté (et entamé hier matin : ça n’a pas grand intérêt, souvenirs liés à Ray que l’auteur a bien connu, et surtout assez mal écrit)… Il y a un changement dans nos relations avec Marchetti : désormais, nous nous appellerons par notre prénom (à mon avis, ça ne va pas être facile). Ça n’a pas été explicitement dit, mais au moment du départ, Jean (!) a mentionné le prénom de Sosthène, a demandé le mien, a ajouté qu’il se prénommait Jean (en précisant qu’à une époque, on l’appelait Jean d’Amsterdam parce qu’il y était toujours fourré). Je pense qu’il nous apprécie, est assez ravi de nous voir et il me semble que cette mention aux prénoms est liée à l’un de mes propos à un moment donné. J’étais dans le fauteuil, lui parlais tandis qu’il me coupait les cheveux, Sosthène regardait les gravures. Il s’est approché et j’ai dit, pour le mettre au courant du sujet de notre conversation : « Je disais justement à… monsieur… » J’avais hésité une seconde. Que pouvais-je dire d’autre que ce « monsieur » pour parler de Jean (je ne m’y fais décidément pas) ? Je pense que Jean l’a noté et que c’est ce qu’il l’a poussé à mentionner nos prénoms…

 

13 mai 2016