Hier, c’était mon dernier jour. Il faudrait que je le raconte en détails, le service à moitié désert, les cadres qui m’ont remis un cadeau (deux bouteilles de vin dont une de St Joseph – James a dû passer par là), le dernier chocolat avec Stan, puis moi seul dans le service, fin d’après-midi, à finir de vider mon bureau et mon ordinateur, avant de reprendre la route pour la dernière fois jusqu’à la maison. Je suis incapable de dire quel effet ça m’a fait et même si ça m’a fait un effet quelconque. Puis nous sommes allés chez Jeanne ; je devais lui remettre des livres pour Léo (elle est à présent dans l’avion pour le Vietnam). Opportune y était ; elle m’a remis un livre intitulé Seule Venise d’une certaine Claudie Gallay. « Je ne l’ai pas lu, je ne sais même pas si c’est bien, c’est pour le titre. » Pendant la conversation dans le hangar (quel bel endroit), je l’ai feuilleté, en ai lu quelques passages ; le style haché, moderne à tout crin, ne me disait rien de bon. Puis nous sommes allés au Playsir, Éléonore et moi, pour célébrer ce dernier jour de travail. Je n’y tenais pas particulièrement, j’étais fatigué, mais ai accepté. Nous nous sommes un peu accrochés au sujet de l’appartement, de l’argent, du mariage