J’ai trouvé à Mollevache (fin de puces après Comines, il ne restait plus que quelques stands – je découvre des coins de ville, des quartiers ; je regarde les maisons, la configuration des lieux, le tracé des rues et des routes, le visage de toutes ces gens qui les habitent et, un jour par an, déposent sur leur trottoir le rebus de leur vie) Venise et la mer de Jean-Claude Hocquet. J’ai mis des livres en ligne jusqu’à l’apéritif, puis repas. Je ne me suis pas senti bien cette après-midi, bouffées de chaleur, brume ; c’est le tabac (et les nerfs, les deux liés) ; et puis, je me sens âgé (j’allais écrire « vieux »), mon corps me rappelle mon âge, articulations, os, muscles. Je pense à l’arrêt du travail, à ce projet d’appartement et me demande si j’aurai du temps pour en jouir, sans que la santé, et la mort, viennent tout saccager (je pense beaucoup à l’appartement ; cette idée, finalement, me plaît, me séduit de plus en plus, et je trouverai bien un moyen quelconque de me faire un peu d’argent – les livres ne seront pas suffisants)… Je ne sais quand je lirai cette grosse masse, si je la lis un jour (quelque chose me dit que je n’irai plus jamais à Venise)…

 

14 juillet 2015