Parmi les livres de chez Emmaüs, se trouvait un exemplaire d’un livre intitulé L’arlequin de Venise d’Odile Weulersse. Odile Weulersse est spécialisée dans les textes pour enfants et préadolescents (beaucoup d’auteurs de ce domaine me sont désormais familiers). Il s’agit donc d’un livre pour enfants, pour le moins pour jeunes, puisqu’il est édité dans la collection « jeunesse » au Livre de Poche. La partie supérieure de la couverture porte la mention « roman historique ». Je l’avais mis de côté, je viens de le feuilleter, en ai lu quelques passages. Figure une carte de la République de Venise d’avant le XVIIIe siècle, la belle époque ; j’ignorais qu’elle s’étendait jusqu’à Bergame, que Venise possédait l’Istrie, la Dalmatie, les îles ioniennes (je ne sais rien de Venise). À la page 181, figure un dessin qui représente la bouche des dénonciations (j’ai oublié son nom exact), celle dont Casanova, entre autres, s’était servi ; à la page 189, cette note à « puits » au premier vers d’un sonnet : « quand la demoiselle dans un puits tomba » : « les puits sont les noms donnés aux prisons situées au niveau de la mer » ; je pense à « pozzi » qui sont les puits dont les Vénitiens se servaient jusqu’à leur fermeture (au XIXe, il me semble) ; en outre, les prisons vénitiennes étaient situées sous les combles du palais des Doges… j’ignore si ce sonnet est du cru de l’auteur ou non (elle parle d’un certain Carlo qui en serait l’auteur – Gozzi, Goldoni ?) ; en tout état de cause, je n’en trouve pas trace sur le réseau. Page 70 figure cette note à « sur la Place » : « appellation familière de la place Saint-Marc » ; je doute fort que les Vénitiens aient utilisé le mot « place » ; à mon avis, ils disaient « piazza », d’autant qu’il s’agit de la seule place de Venise qui porte ce nom (les autres étant « campo »)… Je ne le lirai jamais dans son intégralité, mais il mérite sa place dans ma « collection »…

 

5 mars 2015