J’ai regardé avec consternation un documentaire consacré à Auschwitz. La question posée après la guerre a été : qu’en faire ? Ma réponse : l’abandonner et en interdire l’accès. Aujourd’hui, c’est en partie un musée ; les touristes y viennent en short, en léchant des glaces et en prenant des photos. N’importe quel être « normalement constitué » devrait refuser d’y mettre les pieds pour une autre raison que celle du recueillement, ou de la réflexion, de la méditation. Deux millions de personnes y passent chaque année ; que des êtres anormalement constitués…

Toute la partie extérieure au musée est plus ou moins laissée à l’abandon. Des gens y font construire leurs maisons, y vivent. Bien sûr. La vie continue