Hier, Éléonore a passé une partie de son après-midi à ranger ses dernières trouvailles dans sa bibliothèque. Comme moi, elle les classe par ordre alphabétique – avec, nouveauté depuis peu, un meuble à part contenant les « étrangers », c'est-à-dire tout ce qui n'est ni anglais, ni français (discussion, à ce propos, au sujet de Kundera qu'elle voit tchèque et moi plutôt français) ; mais contrairement à moi, elle ne fait pas de distinction entre ce qui est lu et ce qui ne l'est pas. Toujours est-il qu'elle en a tant – peut-être davantage que moi ! – qu'elle ne sait plus ce qu'elle possède ou non. Il en ressort, pour la journée d'hier, une demi-douzaine de doubles. Elle m'a proposé un échange. Parmi ces livres, il y en avait quatre que je ne possédais pas, dont The invisible man, de Wells, Penguin...
Je n'ai eu que deux livres à lui proposer.
Je lui en dois encore deux...
(Ai-je parlé de notre bibliothèque commune ?)
(Penser à un emplacement ici, à l'appartement...)

7 octobre 1997