Je n’ai pas regardé la télé de la soirée. À la place, j’ai lu La Nuit d’Elie Wiesel. Je l’avais acheté pour le vendre, la « cote » était trop basse, la couverture pas en très bon état, j’avais renoncé à le mettre en ligne, l’avais posé sur la petite commode bleue. C’était il y a quelques mois. En début de soirée, ma main s’y est portée, je ne sais pourquoi. Je me suis installé au salon et l’ai lu d’une traite. Une ville d’Hongrie, déportation, Birkenau, Auschwitz, jusqu’à la marche finale dans la neige (peut-être celle dont parle Littell). Un énième récit, les camps, c’est toujours aussi terrifiant – et envoûtant, quoi que j'y fasse…

 

10 août 2017