Braderie rituelle, nous y étions. Je me suis particulièrement arrêté à deux stands : l'un pour y acheter trois livres sur le cinéma, l'autre pour y saluer Horace (mais aussi pour lui acheter des livres). Il était en tenue de chef malien, c’est-à-dire porteur d'une coiffure à oreilles tombantes que nous avons eu toutes les peines du monde à localiser. « Péruvienne ? » « Non. » « Tibétaine ? » « Non. » « Norvégienne ? » « Non. » « Yougoslave. » « Ah non. » « Boulonnaise ? » « Non. » C'est sa démonstration d'une danse typique d'un désert dont j'ai oublié le nom qui nous a mis sur la voie. « Ah ! » Nous étions en fin de parcours, nous nous sommes assis, avons pris une bière, fumé un Méhari doux en prenant rendez-vous pour la suivante. Parmi les livres, il y avait Le combat avec le démon de Zweig,  Belfond 1983.

 

2 septembre 2000