Quelques mots à propos des Heures étoilées. Heures qui sont au nombre de neuf, neuf personnages qui ont marqué l'Histoire : Mahomet et la petite porte de Byzance, Balboa au Pérou, Haendel et le Messie, Rouget de l'Isle et sa Marseillaise, Grouchy et sa défaite, Goethe et son élégie, Sutter et l'or (celui-là même que Cendrars avait déjà célébré), Fédor et sa prison (singulière forme « poétique »), Scott et son pôle... Je ne connais rien de Zweig hormis les deux livres que j'ai lus de lui, dont le second la semaine dernière. Je ne le savais pas historien, ce que confirme la quatrième de couverture de cette publication sans date (années quarante, vraisemblablement) qui présente un choix de ses œuvres : Marie-Antoinette, Magelan, Érasme etc. Sont-ils de la même veine que ce livre-là qui, à l'exception des épisodes Rouget et Goethe, m'a enchanté ? La qualité de la traduction y est sans doute pour quelque chose, enchantement identique à celui que m'avait procuré les 24 heures de la vie d'une femme, et je constate à l'instant que le traducteur est le même : Alzir Hella (encore qu'ici il est dit « texte français » et non « traduction » ; la nuance n'est pas négligeable et il n'est pas impossible qu'il s'agisse d'une adaptation – mais qu'est-ce que cela fait, au bout du compte, si le texte est riche et prenant ?)...

19 décembre 1997