L.A., Hawaï, Porsche, Mercedes, les stars, soleil, marijuana, psychiatrie, l'ennui, le soleil encore, les piscines, le Valium, l'ennui, l'alcool, le sexe (bien sûr !) et ses mélanges et variations, la violence... Une certaine vision de l'Américain (plus précisément, du Californien) par différents narrateurs du cru : c'est le « je », partagé par différents personnages, de sexe et d'âge divers ; d'où une certaine confusion, qui est l'un des attraits de ce texte. Quoique si je lise avec intérêt, je suis sans cesse interrompu par des idées pour Gloom. Que j'inscris aussitôt. L'impression de confusion vient peut-être de là. Est-ce l'intention de l'auteur ? Il n'empêche que cette confusion, intentionnelle ou pas, me plaît puisqu'elle cadre parfaitement avec le ton et le sujet.

Vision d'un monde imbibé et boursouflé en pleine décomposition (mais chaque époque n'a-t-elle pas eu ce type de monde, comme en négatif ?).

De la déconnection cérébrale comme mode de pensée.

Comme la majorité des livres fonctionnant selon un procédé de structure narratif et ne possédant pas de réelle dimension d'écriture, il pêche par sa longueur.

26 mars 1999