Je suis retourné au Furet m’acheter le coffret Cassavettes que j’avais repéré la veille. J’en ai profité pour emporter le second Zweig dans la même collection Grasset, Le voyage dans le passé. Je l’ai lu d’un trait jusqu’aux dix dernières pages que je me réserve pour tout à l’heure au lit, comme pour retarder le moment de la chute, car de la même façon que pour le précédent et même si je me doute bien de la fin, je me demande ce qui va se passer. Une nouvelle fois, je reste interdit face à ce mystère qui fait qu’une telle histoire (amour fou contrarié) servie par un style si désuet confinant souvent au ridicule (c’est sans aucun doute celui de Zweig même si le français de la traduction n’est pas toujours très heureux) puisse acquérir une telle force au point que je ne parviens pas à m’en détacher. Et je pense à La pitié dangereuse.

 

18 décembre 2009