Historique

Après une naissance incertaine en Asie, l'ail connut une rapide implantation dans toutes les civilisations. Reconnu dès les balbutiements de l'humanité comme une plante aux nombreuses vertus, il fut utilisé pour la force et la protection contre les maladies qu'il confère aux consommateurs. Mais la perfection n'étant pas de ce monde, l'ail fut écarté par certains ne supportant pas son odeur nauséabonde. C'était le cas d'Horace (50 av. JC) qui n'hésitait pas à le qualifier de vulgaire.

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L ' Ail dans l 'Antiquité

L'origine de l'ail reste assez floue, car nombreux sont les pays qui s'attribuent la paternité de ce liliacé. Il semblerait que ce soit les plaines à l'Est de la mer Caspienne qui aient servi de berceau à l'ail, pour ensuite être diffusé à l'ensemble de l'Europe et de l'Asie.

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Origine de l'Ail
Il semblerait que ce soit à partir des vastes plaines à l'Est de la mer Caspienne, actuellement les Républiques fédérées du Kazakhstan, Ouzbékistan, et Turkménistan, que l'ail se répendit dans l'ensemble de l'Europe et de l'Asie. A notre époque encore, dans cette région, on trouve de l'ail qui pousse à l'état sauvage. La grande facilité à cultiver l'ail, qui pousse aussi bien en climat tempéré qu'en climat chaud, lui a permis de se développer facilement. Ce sont les tribus nomades, les marchands, les explorateurs et les conquérants qui ont colporté l'ail des plaines du Pô en Italie, jusqu'au Yang zi Jiang en Chine, en passant par la vallée du Nil et ceci en 6 millénaires.

Chine, Moyen Orient
Vers 3000 ans avant JC, les chinois utilisaient l'ail pour relever la saveur de leur nourriture, si caractéristique de la cuisine orientale. A la même époque, au Moyen Orient, dans le sud est de l'actuel Iraq au bord de l'Euphrate, les sumériens ont laissé la première trace écrite sur l'ail.

Egypte
Dans l'Egypte ancienne, l'ail était très utilisé. Il était distribué gratuitement avec du pain aux bâtisseurs de pyramides. Très apprécié, ces derniers n'hésitaient pas à refuser de travailler si les rations étaient diminuées. L'ail était dèja reconnu pour la force et la protection contre les maladies qu'il confère. On en retrouve sur les sarcophages des pyramides, où il aidait le défunt à effectuer son voyage dans l'eau delà. L'ail s'utilisait également pour la momification, et était reconnu pour son action puissante contre les morsures de serpent.
La pyramide de Kheops, la plus grande devant celles de Kephren et Myckerinus, et les plus petites celles des reines, furent bâties grâce à la force de l'ail. On en retrouve des traces dans la pyramide de Kheops. Pyramides de Gizeh

Inde
Des traces écrites mentionnant l'ail, remontant vers 1800 ans avant JC, sont présentes dans les Veda, livres sacrés de l'hindouisme.

Chez les Hébreux
Les hébreux durant l'Exode vers 1250 avant JC, considéraient l'ail comme le bien le plus précieux abandonné en Egypte. Dans le désert, suivant Moïse, certains n'hésitaient pas à se plaindre, selon le Livre des Nombres (quatrième des cinq premiers livres constituant la Torah): "Nous nous souvenons des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et de l'ail".

Gréce Antique
Les grecs l'appelaient la rose puante, cité par Homére (850 av. JC), Hippocrate (400 av. JC), Aristophane (400 av. JC) et Aristote (350 av. JC) pour ses vertus médicinales. Aristophane en parle dans ses comédies comme le symbole de la force physique, ce qui lui valait d'être utilisé par les soldats, les athlètes et les lutteurs pour la force et l'endurance, mais également pour la protection contre les maladies. Cependant l'odeur dégagée par l'ail, lui valut le dédain des classes supérieures, ainsi l'entrée de certains temples était interdite à ceux qui en avaient mangé.

Chez les Romains
Les romains ont diffusé l'ail dans toute l'Europe de l'ouest (Espagne, France, Angleterre, Italie). Très consommé par le peuple (il était notamment distribué aux soldats), cela lui valut le surnom de thériaque (antidote) des pauvres par Galien (médecin grec vers 200). Par contre, les classes supérieures le délaissaient à l'image d'Horace (poète latin vers 50 av. JC) qui le trouvait "plus vénéneux que la ciguë".

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