Histoire d'Arleux

Arleux du nord est une charmante citée nichée au sein de la vallée de la Sensée, reposante et attrayante, et qui possède de vastes étangs justement renommés pour leurs paysages et leur possibilités de pèche. Elle est étendue, puisque cadastrée sur 1110 hectares et compte au dernier recensement 2219 habitants. Elle est située à 35 mètres d’altitude sur la départementale 47 et traversée en grande partie par le canal du Nord et la Sensée.

frise

Arleux durant l'antiquité
L'ensemble de la vallée de la Sensée était occupé dès la préhistoire, comme l'atteste la présence de monuments mégalithiques : dolmen d'Hamel, polissoir de Féchain notamment.

En raison de sa situation frontalière et du passage sur la Sensée, la vallée fut ensuite disputée entre les Atrèbates (peuple belge vaincu par César, vivant dans l'Artois avec comme capitale Nemetacum, aujourd'hui Arras) et les Nerviens (peuple celte de la Gaule Belge, établi entre la Sambre et l'Escaut notamment Bavay, qui avait pris une part importante dans la lutte contre la conquête romaine).

La découverte de monnaie sur le site d'Arleux, ainsi que la présence de traces d'une voie antique enjambant la Sensée à Gué et du vestige d'une enceinte au lieu dit Bois des Ermites, prouvent que le site était ensuite occupé par les romains.


Arleux au moyen âge
Arleux appartenait à l’évêque de Cambrai, bien que située dans le diocèse d’Arras. Les sires d’Oisy tenaient la seigneurie en fief de l’évêque dès le XIéme siècle. Le première mention de la ville remonte à 1160 sous le nom d'Alloes. Elle appartient alors au comte de Hainaut, sous la tutelle à l'époque du Saint Empire Romain Germanique.
En 1216, les habitants d'Oisy et donc les Arleusiens, obtiennent une charte d'affranchissement qui en font des hommes libres.
En 1272, l'un des sires d'Oisy, Enguerrand, la vendit au compte de Flandre, Guy de Dampierre (1225-1305), dont le petit fils, Jean, battait monnaie en 1311, aux préjudices des droits de l’évèque de Cambrai. En 1337, Arleux fut achetée par Philippe VI de Vallois (1293-1350), roi de France, et donnée à son fils Jean II le bon (1319-1364), duc de Normandie (plus tard roi de France).
En 1435, le traité d’Arras attribua Arleux à Philippe III le bon (1396-1467), duc de Bourgogne, en même temps que plusieurs villes et seigneuries de la frontière, telles que Crévecoeur et Mortagne, avec faculté de rachat par le roi de France. Le duc donna Arleux, à son bâtard Antoine, et, plus tard, Louis XI (1423-1483) confirma cette donation.
Ville fortifiée depuis le Xéme siècle, Arleux est défendue par trois forts (représentés sur le blason d'Arleux), notamment Le Forestel, aujourd’hui disparu. Dans ce fort, Charles II le Mauvais (1332-1387), roi de Navarre, arrêté à Rouen par le roi Jean II le bon (1319-1364), en 1356, fut emprisonné jusqu’à sa délivrance par Jean de Picquigny, gouverneur d’Artois, le 9 novembre 1457.
Blason d'Arleux


Arleux de l'Epoque Moderne à nos jours
De la famille d’Antoine de Bourgogne, la terre passa par succession ou par achats aux maisons de Cruninghem, de Habart, de Ricamez, enfin de Berghes, avant la révolution. Vers 1614, elle avait été érigée en vicomté.
Le duc d’Alençon, maître de Cambrai, s’empara d’Arleux en 1581. La ville et le château du Forestel, retombés au pouvoir des Espagnols, furent incendiés de nouveau en 1583 par la garnison française de Cambrai.
Arleux fut prise en 1645 par les troupes de Louis XIV le grand (1638-1715).
Elle devient défintivement rattachée au royaume de France par le traité de Nimègue en 1678.
En juillet 1711 lors de la Guerre de succession d'Espagne, de sanglants combats eurent lieu entre les français (appuyés par les espagnols) et les alliés (Autriche, Angleterre, Province-Unies) autour du château de Forestel, qui fut rasé au cours des affrontements.
Le fort d'Arleux en 1711
Arleux est également un avant poste de défance de Douai, son écluse dite "du Roi", permet de diriger les eaux de la Sensée vers les fortifications douaisiennes pour les défendre.
Arleux de par sa position géographique subit de nombreux dégats durant les deux guerres mondiales. Notamment durant celle de 1914-1918, où le village fut pris et repris trois fois. Durant cette période, l'église fut pratiquement rasée.
L'église d'Arleux après la grande guerre Mairie avant la grande guerre Mairie après la grande guerre
Pendant la seconde guerre, Arleux est libérée le 1er septembre 1944 par les troupes américaines.
Libération d'Arleux
Devenue chef lieu de canton en 1790, la commune est désormais réputée pour sa culture de l'ail et ses marais qui attire de nombreux touristes l'été.

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