les Critiques

 

Ai mis principalement des critiques liées au premier album, pour l'instant plutôt des bonnes, il doit en exister une palanquée d'acides et non courtoises ; j'ai pas du garder les bons journaux (enfin quand je dis bons ...)
On en trouve ensuite rapport à son livre 'Petit traité de Vélosophie'

 

(Bédéfil n°2) page 13 - "Raymond Calbuth - une star médiatique"

Surprenant : le premier album d'un auteur inconnu soulève l'enthousiasme d'une presse habituellement blasée. A lire.


(A SUIVRE) - "Le génie du rien"

Saluons le détour de la grande aventure. Tronchet est un petit frangin de Boucq. Il parle de l'Homme avec une grosse hache. Du pionnier, du héros, bref, de celui qui, tôt le matin, beurre ses tartines et discute le bout de gras avec son épouse. Cet homme quand la nuit tend son catafalque noir sur la ville aux toits tranquilles, pense, probablement à son formidable destin.

Il doute parfois, oui, l'homme peut douter dans sa marche vers les sommets ou la charcuterie du coin : du saucisson ou du jambon? La vie, univers impitoyable, lui réserve mille surprises, déconvenues, des accrocs à son pantalon - ah! les ronces d'un quotidien féroce! Cet homme, superbe, cherche, tête baissée sous la nuit basse, comme un chasseur blessé qui passe au large des étangs du songe. Il plonge dans l'abîme et en ressort un hareng saur entre les dents. Calbuth, digne rejeton des plus grands audacieux de la BD, n'hésite pas à se mesurer au monde qui l'entoure, cette jungle faite de marches disjointes et de shampooing au soufre.

Dire que l'aventure est au coin de la rue est un grand mensonge. Elle est bien avant, et le coin de la rue est encore loin, it's a long way. Tronchet n'a rien d'un génie, mais il a le génie du rien. CQFD.

Hervé Prudhon


CHARLIE MENSUEL - "La B.D. d'humour de l'année?"

Raymond Calbuth porte un nom ridicule et vulgaire, et ça lui va bien. Il porte une tête tout aussi ridicule que son nom, et ça lui va bien aussi! Il porte enfin des jugements enthousiastes sur lui-même et horribles sur les autres, et ça fait rire! Allez savoir pourquoi?...Peut-être tout simplement que cet anti-héros représente l'une des meilleures création de la B.D. d'humour de l'année?

Rodolphe.


FLUIDE GLACIAL - "L'Harisson Ford du lavabo"

Avec ce recueil de strips, cartoons et autres courtes histoires Tronchet/Vasseur se révèle un humoriste de classe. Il postface lui-même son livre d'où l'on extrait cette phrase digne de Woody Allen : "Raymond semble ne rien ignorer de la Vie, des Hommes, de la Mort ni de cette stupide languette rouge des portions de Vache-Qui-Rit qui se casse dès qu'on tire dessus". Et de fait la languette rouge intervient souvent dans son quotidien. Un petit déjeuner se transforme en reportage sportif. Vasseur pratique un humour d'assimilation jouant avec l'emphase et le dérisoire : le superflu devient grandiose. L'ascenseur n'est-il pas un avion en perdition? Le Solex n'est-il pas un fier destrier? Ramond Calbuth, Oncle Paul décati, robe de chambre molletonnée, trois tifs dressés sur le caillou, a l'âge mental d'un môme. Il ne veut pas savoir où finit le monde réel et où commence le monde imaginaire.

dans cette tradition du loufoque Vasseur est un auteur complet : ses dialogues sont efficaces, son dessin sculpté et tramé, lorgnant vers Goosens et Boucq, est minutieux. Longue vie à l'Harisson Ford du lavabo.

Igwal


LIBERATION - "Drôle et con"

Raymond Calbuth, connu des Lillois lecteurs du journal Métropoche comme le dernier héros de B.D. romantique. La maison d'édition Bédéfil en fait son premier livre assez drôle et con. Et les amateurs avisés ont en plus le plaisir de chercher les coups de main occultes que l'auteur, tronchet, a reçu de Boucq.

Willem


LES CAHIERS DE LA B.D. - "Joyeusement cradingue"

Humour henaurme, et un zeste de parodie tous azimuts, de Hergé à Binet, en passant par Régis Franc. Super-héros de son quotidien banal, optimiste indécrotable, myope mégalomane, naïf rêveur éveillé, Raymon Calbuth pourrait figurer dans la galerie des Achille talon et Léon Van Oukel. Mayday mayday, s'écrie-t'il en se cassant la figure dans l'escalier qui mène au dangereux monde extérieur. Ses prédateurs : la languette rouge de la boîte de fromage à tartiner qui se rompt dès qu'on tire dessus, le hard rock au moment de l'opération rasage, les poubelles à descendre et les vociférations de sa femme... Il philosophe à tout va et fantasme à toute berzingue, persuadé qu'il se retrouvera un jour à la une de son quotidien favori et endossera enfin la sauvagerie qui sommeille sous son pyjama peau-de-léopard... Le Docteur Jekyll des HLM! Joyeusement cradingue et scatologico-métaphysique, en un mot : crumbien.

Jacques de Pierpont.


 LE CANARD ENCHAINE (12/07/00). - "Gloire au vélobipède"

DIDIER TRONCHET aime et célèbre la pratique du vélo urbain. Exercice d'autant plus méritoire qu'il habite la butte Montmartre et fait quasiment quotidiennement l'ascension du col de la rue de Clignancourt, le Galibier parigot qui laisse les meilleurs sur le flanc..

Dominique Durand.