1. Les clampettes
Et vive les filles bien faites !
la Seine et les grandes chaleurs
et dégueule les jours de fête
on est pas là
pour regarder à s'attrister les clampettes
à voir vos têtes on dirait presque le printemps
on est v'nu là pour le présent et pour oublier nos ancêtres
noyés dans ces alcoolilizants
y-a les moineaux y-a les pigeons
les mouches à merde et les grosses poules
et moi je suis le prétendant
dans la dynastie des fuyants du crève la mort
et du tango
on joue des airs de pratiquants
qu'avoir du temps c'est pas tout l'temps
la meilleure façon de jouer de la trompette
en attendant je joue du sentiment
à l'heure ou l'on joue du silence au temps
ou ça tire sur le vent ne jouez pas ces airs d'antan
à l'allure ou meurent les oiseaux
c'est vrai
l'océan passe à Paris l'océan passe à New York
ton corps est dans mes bras mon flouze est dans tes bas
les oiseaux passent à Paris les oiseaux passent à Vitry
et ton corps s'fait tout Paris
on est pas là pour s'attarder à s'éprendre
des ciels plein les mirettes
ça n'suffit pas d'être chanteur opéra
faut s'en servir de nos paluches
et faire bouillonner nos pt'ites têtes
ce n'est pas rien d'être scélérat
j'vois la Françoise elle est maquée
elle s'est mise dans la génétique tic tic
elle revend ses loustics
qu'il lui en reste deux à pondre et pouvoir s'payer
l'Amérique ça rapporte peu le sentiment
alors j'replonge dans ma vie d'poivrot en attendant
qui m'poussent des ailes
j'regarde passer les cormorans
vous connaissez l'histoire du gars
qu'avait voulu être un oiseau y vole encore ce salaud
mais on est pas tous des oiseaux
c'est vrai
l'océan passe à Paris l'océan passe à New York
ton corps est dans mes bras mon flouze est dans tes bas
les oiseaux passent à Paris les oiseaux passent à Vitry
et ton corps s'fait tout Paris
L'océan pleure dans Paris L'océan pleure sur New York
ton corps n'est plus alors mêlé à d'autres corps
L'océan pleure dans Paris L'océan pleure sur New York
Les oiseaux crèvent dans Paris
les oiseaux crèvent dans mon lit
quand ton corps ne sera plus dans Paris qui s'endort
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2. Fuckingham palace
A Fuckingam palace dieu le cul ses godasses
les cadies des ladies débordent chez les lords
à Fuckingam palace la baise ça délasse
tu parles qu'est ce que tu dis
que Charles y nique sa die
à Fuckingam palace
la bouffe ç'a s'entasse les orgies
penchez-y en avant navrant par derrière
grand-mère à Fuckingam palace
Bobby Seands moi connais passe
la queen n'aime pas les gueux
la gouine n'aime pas les queues
mais Fuckingam palace
un beau jour se ramasse 1789
dans mon beau panier neuf |