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Ma Région

J'habite Divion, une petite ville dans la région Nord-Pas de Calais, Nord de la France, exactement dans le département du Pas de Calais.

Vous devez certainement connaître une grande réalisation dans notre département, le tunnel sous la Manche qui rejoint la France à la Grande Bretagne.

Une autre curiosité qui m'est bien pratique, c'est la nouvelle piste de ski en plastique à Noeux les Mines, 250 mètres pour glisser sur des skis par tout temps. C'est super !

Ma Commune, Divion

Revenons à Divion. Parlons de ma commune, de sa géographie, de son histoire et de sa vie.

Avant Propos

La ville de DIVION, d’une superficie de 2050 hectares comprend 5 quartiers:

  • Le Centre,
  • La Clarence,
  • Le Transvaal,
  • La Cité 34,
  • La Cité 30.

Divion se situe au bord de la région minière. Les liaisons avec les villes environnantes sont facilitées par les deux grands axes routiers la R.N. 41 d’Amiens à Dunkerque et la R.N. 341 de Boulogne à Arras.

Avec la réalisation de la rocade minière, reliée avec l’autoroute A 26 Divion se place à 50 mn de Lille à 60 mn de Calais et à quelques heures des grandes capitales européennes.

Commune du canton de DIVION et de l’arrondissement de Béthune. Divion se trouve à 28 Km d’Arras, 13 Km de Saint Pol sur Ternoise et à 190 Km de Paris.

La vallée de Divion est traversée par deux petites rivières: la Biette et la Lawe.

La Biette appelée aussi autrefois le " Stanfort " prend sa source à Diéval et se jette dans la Lawe à Bruay la Buissière. La Biette faisait tourner jadis un moulin à blé et alimentait une importante brasserie.

La Lawe prend sa source à Magnicourt en Comté, alimentée par Le Bajeul à la Comté et par la Brette à Houdain, elle traverse Divion au Vieil Fort, reçoit la Biette à Bruay la Buissière et continue son cours dans l’arrondissement de Béthune où elle est tributaire de la Lys.

Le Nom

D’après l’auteur de " Histoire de Divion ", par l’Abbé Ed. BOURGOIS Curé de Divion, qui obtint la Médaille d’Argent Grand modèle, selon l’extrait du rapport sur le concours de l’histoire présenté à l’Académie d’Arras dans sa séance publique du 25 juillet 1895, par Monsieur Léonce VILTART, Membre résident, les Romains avaient à Houdain un établissement militaire " CASTROM " au lieu dit les bois des tours où se trouvaient des fossés et des fondations remontant selon lui à l’époque de la Domination Romaine en Gaulle.

Non loin d’Houdain était un endroit appelé Divium, parce que deux chemins " Duse vix " s’y rencontraient : La Grande Chaussée Romaine "  Via Cosquaéra " de Thérouanne à Arras et la Voie Militaire de second Ordre " Via Terrera "de Saint Pol à Estaires.

Le mot latin Divium s’est francisé et après avoir été DOVIS au XI ème siècle et DOVIUM au XIII ème siècle il est devenu DIVION.

On peut lire dans le récit de l’Abbé Ed. BOURGOIS que le village de DIVION, qui a un terrain très accidenté, est bâti dans une vallée profonde. Des hauteurs qui le couronnent, La vue s’étend au loin et le spectacle qui s’offre aux regards est instructif et de toute beauté.

En effet, disait-il : "gravissons la colline qui sépare DIVION de CALONNE RICOUART, arrêtons nous un instant, et jetons un coup d’oeil sur le panorama qui se déroule sous nos yeux. Il en vaut la peine car le pays est pittoresque. "

Nous avons vers l’est, la ligne des monts d’Houdain qui, à près de 10 km à ses flancs, au dessus de son bourg, se dresse l’église bâtie au XIIème siècle sur l’emplacement d’un temple de DIANE, au sommet, se trouvent les ruines d’un couvent des Templiers.

Plus loin, au sud s’étend la forêt d’Olhain, qui renferme un curieux souvenir Druidique : c’est un Dolmen encore debout, sur lequel nos ancêtres sacrifiaient à leurs dieux des victimes humaines.

Sous la partie la plus élevée de cette forêt, nous voyons une masse grise qui perce les arbres : ce sont les tourelles du vieux château féodal bâti en 1202, il est toujours là au milieu de ses eaux , presque dans son état primitif, avec ses tours de grès, ses ponts levis, ses mâchicoulis et ses créneaux.

A l’ouest, l’horizon se couronne dans les bois de Cuvigny, de DIVION et de la Lihue, qui limitent la perspective vers les collines de l’Artois.

Au Nord, le regard plane sur la Flandre, dans le lointain, on distingue Cassel et le Monts des Cats avec son monastère de Trappistes un peu à droite, sont les bois de Labuissière d’où émerge le Donjon du château, qui depuis plus de dix siècles, fait la sentinelle à cet endroit. A l’arrière plan se dessinent les noirs sapins des bois de Labeuvrière, puis Béthune avec sa tour massive semblable à un pylône Égyptien et, à son coté, son gracieux Beffroi, le symbole de la liberté au moyen âge.

Historique de DIVION

Sous l’ancien Régime, c’est-à-dire avant la Révolution, la Société en France se composait de Trois Ordres : La Noblesse, Le Clergé et le Tiers État, l’histoire de Divion est en fait 3 histoires parallèles la Seigneurie, La Paroisse et La Communauté des Habitants, qui ne se rencontrent nulle part.

La SEIGNEURIE

Quoiqu’il y eut à DIVION cinq Seigneuries, il n’y avait cependant qu’une seule Seigneurie de DIVION, les Quatre autres étaient des Seigneuries en DIVION, et portaient des noms qui ne permettaient pas de s’y méprendre Seigneurie du Vielfort, d’Estrelles, de la Motte et du Fétu.

Citons les grandes Familles Seigneuriales qui ont possédé la Terre de DIVION.

  • La Famille de DIVION jusqu’en 1443
  • La Famille de RANCHICOURT jusqu’en 1534
  • La Famille de BOURNONVILLE jusqu’en 1725
  • La Famille de BERNARD jusqu’en 1895

A noter dans la famille de DIVION, JEANNE DE DIVION : Ses intrigues, son procès, son supplice (elle mourut sur le bûcher à Paris le Dimanche 6 Octobre 1331).

Le Château de DIVION, construit au XIIIème siècle était une forteresse féodale de premier ordre, entourée d’eau et flanquée de 14 Tourelles. Très atteint en 1710 lors du siège de Béthune, il fût complètement détruit en 1791.

L'ADMINISTRATION

Sous l’ancien régime, l’administration municipale et la police de DIVION furent entre les mains des Baillis ou Lieutenants du Seigneur. Le 14 Décembre 1789 parut le décret de l’Assemblée Constituante fixant l’organisation des municipalités en France. Les élections eurent lieu à DIVION le 14 Décembre 1790 et le premier Maire de la Municipalité de DIVION fut Jacques Albert LAIGLE, fermier d’Estreelles et le Premier Secrétaire Greffier Philippe Joseph François DHOUDAIN receveur.

Monsieur Émile BEAUCOURT qui a administré la Commune pendant 26 ans laissa beaucoup de traces. Son nom se trouve mêlé aux oeuvres importantes qui ont marqué ce siècle à DIVION; l’acquisition du beau et confortable Presbytère, la création de l’école des filles et la restauration de l’église.

LA PAROISSE

La Paroisse de DIVION faisait partie du Diocèse d’Arras et appartenait au Doyenné de La Comté. La cure de DIVION fut crée au XIIème siècle.

L’église paroissiale de DIVION sous le vocable de Saint Martin patron de la Paroisse était autrefois située à l’extrémité du village du coté de Bruay, elle fut brûlée entièrement dans un terrible incendie qui éclata en 1450 et n’a pas été reconstruite.

La chapelle du château fut restaurée et consacrée solennellement à Saint Martin titulaire de l’ancienne église, par l’évêque d’Arras : Pierre de Ranchicourt, de concert avec son père Jean de Ranchicourt Seigneur de DIVION. C’est à partir de ce moment là que la Chapelle Castrale tient lieu d’église.

L’église, avant la révolution avait deux cloches. La plus forte (418 livres) fut conservée, L’autre fut descendue pour la fabrication des canons en vertu du décret du 27 février 1793.

L’église du XVème siècle, qui était la Chapelle de Castralle du Seigneur de DIVION avait été presque entièrement détruite pendant la révolution François Albert LAIGLE en avait racheté le terrain et les débris pour la somme de cent Francs et en avait fait la rétrocession pour le même prix à la commune, ce qui coûta 4 000 Francs à la commune.

Cette église, sans architecture étant fort petite et devenue insuffisante fut démolie et reconstruite en 1853 sur une plus vaste échelle avec 3 nefs de l’ordre dorique pour une dépense de 8 000 Francs.

Mais la véritable restauration et le véritable agrandissement de DIVION n’eurent lieu qu’en 1882 et 1883 grâce à un don de 20 000 Francs à la commune par le Comte et la Comtesse de Genevières, Châtelains du Vielfort, pour célébrer le jubilé de leurs 50 ans de mariage. Architecte : Monsieur Cordonnier père deHaubourdin et l’entreprise adjudicataire Usmar BACQ, Entrepreneur de Maçonnerie à DIVION.

Une Confrérie dite des Charitables unie à celle de N.D du Mont Carmel dont elle prit aussi le nom fut érigée canoniquement dans la Paroisse de DIVION en 1682 par Mgr de Rochechouart évêque d’Arras.

Cette confrérie qui comprenait un Prévost, qui ordonnait aux autres confrères ce qu’il était à propos de faire , un second officier nommé Mayeur exerce en l’absence du Prévost, et 6 autres confrères qui furent appelés Chartitables. Elle était élue chaque année le premier dimanche après Paques à la pluralité des voix, après avoir évoqué le Saint-Esprit par la prière du Véni créator.

Le but de la Confrérie des Charitables était surtout le transport à bras des corps des défunts.

LA COMMUNE OU COMMUNAUTÉ DES HABITANTS

C’est vers le XI ème siècle que le groupement des habitations se fit à l’entour de la demeure Seigneuriale. La Forteresse féodale s’éleva au milieu des eaux; on y accumula tous les moyens de défense pour qu’elle fût à l’abri d’un coup de main et pour préserver la population qui en dépendait des ravages des Normands. Aussitôt que l’apparition de ces pirates était signalée, les paysans s’enfermaient dans le château fort avec ce qu’ils avaient de précieux.

A côté du Château se trouvait la Chapelle Casterale devenue plus tard l’église paroissiale. C’est ainsi que la Communauté des habitants s’établit et devint l’Origine du Village de DIVION.

Mais DIVION ne fut pas aux siècles derniers une commune au sens historique du mot. Jamais les habitants ne sentirent comme ailleurs, la nécessité de se réunir pour lutter contre le pouvoir de leurs Seigneurs : ils ne se liguèrent jamais pour la défense de leurs intérêts communs, ils n’eurent ni échevins ni sceau spécial ni milice particulière, ils n’en avaient pas besoin car ils jouissaient de franchise ce qui leur permettait de se gouverner eux mêmes et de se mouvoir librement dans la gestion de leurs affaires particulières et des affaires de la communauté.

Le premier Clerc laîque, nommé Pierre Joseph DESNOYELLES, fut le premier Maître d’école à DIVION, il remplaça pendant onze ans de 1727 à 1738, le vicaire dans ses fonctions de Chantre et de Maître d’école. Mort en 1738, il fut enterré dans l’église Paroissiale de DIVION, Honneur réservé aux nobles, aux prêtres et aux personnes marquantes du Tiers Etat que leurs services avaient particulièrement signalées à la reconnaissance publique.

A l’exception de Pierre DESNOYELLES, aucun clerc laîque ne donna avant la révolution, l’instruction primaire à DIVION, ce soin fut toujours dévolu aux vicaires ou Chapelains.

LA DEMOGRAPHIE

En 1895, année du récit de l'abbé Ed. BOURGEOIS, la ville de DIVION n'était en réalité qu'un gros village de 1.200 habitants environ. La découverte du Charbon dans la région allait permettre un accroissement de la démographie pour atteindre 11.300 habitants en 1959.

Le déclin de l'exploitation charbonnière amorcé en 1962 est à l'origine de la diminution du nombre d'habitants.

La constitution de la société des houillères a été signée par décret le 13 août 1895, par le Président de la République. Cette concession qui comprenait 746 hectares était située entre celles de Ferfay, de Marles et de Bruay; elle s'étendait sur les communes de DIVION, CALONNE, CAMBLAIN, FLORINGHEM et OURTON.

C'est à M.M Hermary, père et fils, principaux actionnaires fondateurs et à M. BRETON, Ingénieurs Civils, qu'il faut rapporter le succès de cette entreprise. C'est grâce à leurs démarches réitérées que l'on doit le Concession de DIVION qui amena la prospérité par l'exploitation des richesses souterraines.

DIVION avait deux puits, La Clarence qui fut l'un des plus profonds puits d'Europe en son temps avec ses 1.180 mètres de profondeur et le puits de la Fosse 5 : l'effectif le plu haut était d'environ 2.500 mineurs qui habitaient dans les cités minières construites par les houillères appelées " les Corons" : la Cité de La Clarence avec la cité des 28 et le Coron Pâques, le Transvaal, la Cité 30 et le Bois du Rietz, la Cité 34.

Deux grandes catastrophes minières endeuillèrent DIVION, celle du 1912 faisant 86 victimes en 1954, 13 victimes ce qui entraîna par la suite la fermeture du Puits de La Clarence.

LES ECOLES A DIVION

L’enseignement primaire fut donné par la suite par le gouvernement et le 31 Décembre 1792 première année de la république Française, le citoyen Philippe DEPRETZ maître d’école prêta serment devant le corps municipal d’être fidèle à la nation et de maintenir de tout son pouvoir la liberté, l’égalité et d’enseigner à la jeunesse qui lui était confiée, rien de contraire aux lois de la République et de bien remplir ses fonctions.

L’École à DIVION a toujours prospéré, les principaux instituteurs qui en ont été à l’origine M.M Grimbert Père et fils de 1830 à 1889. L’école des filles n’existe que depuis 1872 l’institutrice qui l’a dirigée la première fut Mademoiselle Coquidé installée le 1er Janvier 1873.

Toutes les autres écoles de Divion furent construites en même temps que les cités minières et au fur et à mesure des besoins de la population.

Les écoles du Centre depuis 1913 :

  • Ecole des Garçons : 8 classes, 1 directeur, 7 maîtres
  • Ecole des Filles : 8 classes, 1 directeur, 7 maîtresses

Les écoles de La Clarence depuis 1923 :

  • Ecole des Garçons : 8 classes, 1 directeur, 7 maîtres
  • Ecole des Filles : 7 classes, 1 directeur, 7 maîtresses

Les écoles du Transvaal depuis 1924 :

  • Ecole des Garçons : 5 classes, 1 directeur, 5 maîtres
  • Ecole des Filles : 5 classes, 1 directeur, 5 maîtres

Notons une école maternelle de 3 classes au Transvaal et une école polonaise à la Cité 30.


J'espère que tout cela vous a intéressé. Je remercie les Services de la Ville de Divion qui m'ont procuré ces informations et m'ont autorisé à les publier sur le Web.

Vous aussi, parler de l'histoire de votre quartier, de votre ville ou de votre région !
 


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