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L'hypertexte et la politique : Aux USA, les apôtres de l'hypertexte sont fortement liés à la gauche libérale... L'hypertexte apparaît pour eux comme le média et l'instrument privilégié de la nouvelle contre-culture. Certains voient même dans l'hypertextualité l'objectivation et l'accomplissement, au niveau de l'exposition et de l'expression des idées, de l'anarchisme. Le livre, avec son ordre hiérarchique implicite et sa linéarité simplette, est considéré comme l'une des causes (médiologiques) de la répression stagnante. En libérant l'écriture des contraintes du papier, du sacro-saint milieu de l'édition, et d'autres dispositifs tout aussi répressifs, l'hypertexte libère également l'esprit des préjugés et des dogmes consensuels. Il permet la création et la diffusion libre et originale d'un nouveau type de discours... L'avènement des réseaux de communication du type "Internet" ne fait qu'accentuer ces idées. L'hypertexte est le corrélatif textuel, ou plutôt conceptuel, de l'espace et des communautés virtuels. De l'Agora grecque à la démocratie télévisuelle version Berlusconi, en passant par l'espace secret des lettrés du siècle des Lumières, on sait combien est changeante et évolutive l'idée que l'on se fait de la démocratie et de l'échange des opinions. Les partisans de l'hypertexte quant à eux, voient dans les réseaux un nouveau type d'espace public ; espace public virtuel, international, hypertextuel bien sûr, mais surtout espace interactif. Dans cet espace, il n'y a pas de distinction entre l'émetteur et le récepteur, tout le monde peut être émetteur s'il le désire. Au contraire de la télévision, qui mènerait à la médiacratie (cf. L'Italie... ), l'espace public virtuel des réseaux contribuerait à un réel échange entre les différents acteurs de la société. Plutôt que l'anarchisme, c'est la démocratie participative qui semble être le modèle politique de l'hypertexte. |
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