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La non-linéarité : Liée à son interactivité, la non-linéarité de l'hypertexte est, elle aussi, une propriété essentielle de l'hypertextualité. Au contraire de la majeure partie des autres types de documents, l'hypertexte peut s'écrire et se lire de manière non-linéaire. Lorsque vous lisez un livre, vous le lisez (en principe) en commençant par le début, puis page par page, ligne par ligne, jusqu'à la fin... L'écriture et la lecture d'un hypertexte ne s'effectuent pas de la même manière ; elles procèdent plutôt par sauts d'un fragment à un autre, par ajouts et retraits de noeuds et de liens, par constructions et déconstructions de réseaux et d'unités d'information, sans parler de la programmation et de ses récursions et autres emboîtements. La non-linéarité ajoute à l'hypertexte une dimension nouvelle que ne contient pas le texte. C'est cette dimension de plus qui permet à l'hypertexte de décrire et d'exposer des concepts et des objets complexes. En outre, certains auteurs comme Nelson ou Bolter, font remarquer que cette possibilité de lier de manière non-linéaire des idées entre elles rapproche l'hypertexte de la pensée, elle aussi faite de réseaux et d'entrelacs. Alors que la linéarité du livre impose à l'esprit un ordre et une séquentialité, l'hypertexte semble plus adapté à l'expression de la pensée... et donc également à son élaboration. |
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